Science faculty’s subtle gender biases favor male students

Voici un article publié dans PNAS par Moss-Racusin et ses collaborateurs l’an dernier (libre accès: pdf).  J’y repense souvent quand je recrute un/une stagiaire… Dans cette  étude, des chercheurs ont soumis des candidatures identiques à des comités de sélection qui devaient choisir un étudiant pour gérer leur labo, en changeant uniquement le prénom. Voilà la façon dont les candidats étaient perçus:

Scores obtenus par des candidats évalués par un comité mixte sur trois critères: compétence,
probabilité d’embauche et capacité à encadrer les étudiants. N= 126. Fig tirée de Moss-Racusin et al. 2012. Article PNAS en open access

 Dingue. A CV égal, une fille est perçue comme moins compétente, moins capable d’encadrer des étudiants, et sera moins susceptible d’être recrutée. Ma première réaction a été de me dire que c’était sans doute biaisé par un quelconque défaut expérimental (on se refait pas). Que nenni. Puis de me dire que c’était les hommes du comité qui étaient particulièrement machistes (c’est toujours plus facile d’accuser quelqu’un). Hélas non. Les femmes du comité aussi. Alors j’ai commencé à m’interroger sur mes propres biais intérieurs. Et misère, j’en ai aussi. Pleins. Quand je choisis mes comités de thèse, mes boss, mes stagiaires. Il y a toujours une partie de moi qui ne réconcilie pas tout à fait le leadership et la féminité. Y compris pour moi-même. C’est pas gagné… 

P.

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