Prenez soin de vous

Entre la partie de pêche et la cocktail party au bord de la piscine gonflable, si on parlait quelques instants de la santé des étudiant-e-s en thèse ? J’entends déjà les oreilles qui se bouchent… ne vous inquiétez pas je ne veux pas vous gâcher les vacances, tiens. Mais là pendant l’été, avec un peu de chance vous voilà disponibles pour prendre soin de vous.  C’est donc l’occasion rêvée pour parler de tout ça. Aller on y va : plouf ! Un grand saut dans la piscine de maux.

swimming pool

 (  ) Insomnies. (  ) Alcoolisme. (  ) Tocs. (  ) Boulimie, perte de poids. (  ) Dépression.

(  ) Mal de dos persistant (  ) Migraines (  ) Ulcères (  ) Chute de cheveux (  ) Exéma.

 (  ) …Cancer.

 (Cochez la case correspondante)

Voici quelques échos de ce qui arrive, pas à tout le monde heureusement,  mais à un certain nombre d’entre nous, pendant la thèse, ou bien encore après. Quand les assauts du stress prolongé finissent par laisser des traces, ça peut aller très loin, en fonction des fragilités physiques et mentales de chacun. Il y a ces accumulations de faits qui alertent. Et des ami-e-s qui traversent des épreuves.  Le stress n’est pas bon pour la santé, tout le monde le sait, ça fait la une des gazettes tous les quatre matins. Or le doctorat est un moment de travail intense, de plongée en soi-même, un défi d’endurance. Une période de la vie aussi où on est souvent moins à l’écoute de soi. On ne se sent pas tellement bien mais on ne prend pas le temps d’éviter que ça dérape : il faut foncer vers l’arrivée ! Les rendez-vous annuels sautent, ceux qui permettent de garder un œil sur la mécanique, le niveau d’huile et le joint de culasse, notre contrôle technique à nous, les humains. Alors ça fait cocotte-minute, on encaisse, la tension monte jusqu’à la limite de l’insupportable. Et là quand ça fait pshiiiiit,  soit c’est le cerveau qui brûle un fusible,  soit c’est une autre partie du corps. Pour ce qui est du stress lié à la thèse, il fait son œuvre pendant l’épreuve, mais tout autant après, quand la pression retombe. Cette manie qu’on a d’attraper un rhume juste au début des vacances. Là c’est pareil en quelque sorte mais en plus grave. Précisons aussi que par les temps qui courent, ce retour de la douceur de vivre, il n’arrive pas forcément  quand on l’espérait tant, dans un contexte de précarisation accrue des jeunes chercheurs.

Et voici que chez certains des cellules cancéreuses s’installent. Parmi leurs nids de prédilection, il y en a un qui est réservé aux femmes, c’est le col de l’utérus. Le cas est plus fréquent que beaucoup l’imaginent. Et il peut se déclarer à tout âge. Le cancer du col de l’utérus est le deuxième plus fréquent chez les femmes après celui du sein. Il est le plus souvent causé par un papillomavirus dont de nombreuses femmes sont porteuses. Le cancer, lui, se déclenche, ou non, en fonction de divers facteurs, parmi lesquels, le tabagisme.

carol miag

 Le stress a également un rôle important à jouer.

 Moralité sans moralisme : N’oubliez pas votre RDV annuel chez l’as du spéculum, et respirez un grand coup. Aussi, si vous en ressentez le besoin intense et persistant au fond de vos tripes…n’hésitez pas à changer de vie !

Vous trouverez plus d’information  ici sur le site de l’institut Curie.

Et pour vous convaincre que le bien-être n’est pas qu’une affaire de magasines féminins, Une bonne lecture d’intello pour la plage 😉 ?

Le Bien-être, sous la direction d’Agnès Florin et Marie Préau, L’Harmattan, Paris, coll. Logiques sociales, 2013

image : (cc) Carol Miag, FlickR

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