Dans le flot… … des mots … … …


On voudrait …On voudrait une somme, sommation, une baguette magique en première impression, à froid, qu’est ce que ça vous dit, la première pensée qui vous vient, le miracle au bord du chemin. Les trous dans les rideaux et les taches sur les draps. Voilà ce qui me vient. Et vous ?

La mer dense et glacée, un bateau qui mugit, les vagues gourmandes chez le marchand qui lèchent la glace dans les vitrines, qui lèchent leur reflet dans la vitrine.

Dans la vitrine du BHV. Le corps penché d’une femme sous un canapé. Elle passe la poussière, dessous, et monsieur, lui, est assis dessus…il se repose…est-ce de l’humour ?

On devrait toujours commencer par ça, par écrire les premières phrases qui passent et se plonger dans le flot, après ça vient tout seul, mais ce qui vient, ça, on ne le sait pas d’avance. D’avance non, on ne le sait pas. J’ai envie de tourner la page, mais je n’ai pas encore fini de l’écrire, la page en question. Est-il toujours besoin de répéter, première sommation, deuxième sommation, avant de tirer le rideau sur soi et de disparaître pour de bon ?

L’incohérence est notre seule liberté. Disent-ils dans  Des nouvelles du bon Dieu*. Je suis de cet avis. Je sais que j’existe, et ça n’est pas parce que je pense, non, mais bien plutôt parce que je rêve, parce que le flot m’échappe et m’engloutit. Je crée, moi aussi. La boucle se poursuit. Moi aussi ? Moi surtout. Pour les autres je n’en sais rien. Le seul flux que je perçois bien est le mien.
Y.
*un film foutraque de Didier Le Pêcheur (1995) où les personnages se demandent s’ils sont bien réels ou seulement vivants dans un roman ?

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