Symposium sur les biais de genre #1: Faire face aux faits pour le futur des neurosciences

En novembre dernier je suis allée participer à la conférence annuelle de la Société américaine de Neuroscience (SfN), a San Diego. Un énorme truc, avec overdose d’alcool d’huitres de science à la clef, le paradis des gens qui savent faire du networking (= pas moi), et qui peuvent tenir 4h de suite devant des posters en posant des questions intelligentes (= pas moi non plus). Mais là n’est pas le sujet. En effet cette année, l’un des symposiums science et société avait pour thème… Tatataaaaaaa… Gender bias : Facing the Facts for the Future of Neuroscience. Même sans l’allitération, je m’y serais précipitée.
En sortant j’avais la tête qui bouillonnait d’idées et de sentiments contradictoires. J’ai brièvement caressé l’idée faire un compte-rendu a ma prochaine réunion de labo, mais j’ai renoncé face à la perspective d’un parterre de mâles ennuyés et vaguement mal-à-l’aise (et surement un(e) ou deux collègues tentant bravement de me soutenir par quelques hochements de têtes et sourires encourageants). Du coup, mon debriefing, je le fais ici.
La salle était immense et en rentrant, j’ai eu un peu mal au coeur de voir si peu de monde (faut dire, il était 8h du matin). Et puis au fur et à mesure la salle s’est un peu remplie, et on a même  vu apparaitre quelques hommes. (Au passage je me suis dit, pour un type un peu malin, une occasion en or pour paraitre sexy à peu de frais.)
Au programme, 4 speakers, 2 femmes 2 hommes, et un symposium  résolument basé sur les chiffres et les études sociologiques, ce qui m’a paru assez approprié pour une conférence scientifique.
1-Hannah Valantine. Can institution-wide interventions ameliorate unconscious bias : Evidence beyond observational studies.
2-Eric Luis Uhlman. Redefining merit to justify discrimination.
3-Peter Glick. But I thought I was being nice: How benevolent sexism undermines women’s advancement.
4-Muriel Niederle. Gender, competitiveness, and career choice.
Exxxxxciting, isn’t it? Maintenant tentons d’utiliser nos incomplètes notes et notre défaillante mémoire pour extraire la substantifique moëlle de ces interventions. J’espère que vous me pardonnerez le manque de précisions et/ou de sources.

Premier constat : 50% de femmes au niveau doctorat, on tombe a 38% en post-doc, et dans les choux au niveau assistant professor, sans parler des full professor (le plus haut grade aux US). Ce qui est (encore) plus alarmant, c’est l’évolution de ces chiffres. On entend souvent, qu’il y a de plus en plus de femmes en sciences, et qu’avoir des femmes aux plus hauts postes va donc se faire naturellement (hahaha). En fait, si l’augmentation a été relativement importante dans les premiers temps (on partait de pas grand chose), elle s’est maintenant beaucoup ralentie. Entre 1998 et 2011, l’augmentation du nombre de femmes Full Prof n’a été que de 4% (2% pour assistant prof). Ca veut dire qu’à ce rythme-là, on aura 50% de full professor femmes en…2117. En même temps que les voitures volantes et la téléportation.
Cela veut dire aussi que les Neurosciences (c’est valable pour tous les domaines, mais c’était le thème) se privent d’un énorme réservoir de talents et de cerveaux brillants. Et donc, en plus d’etre un peu ennuyeux pour les femmes, ça fait aussi « du mal a la Science » (aïe). Un point de vue un peu utilitariste mais plutot intéressant.
Ca c’était l’intro du symposium, pour nous mettre dans le bain. Le talk d’Hannah Valantine s’est ensuite focalisé sur les biais inconscients et les moyens institutionnels de les réduire. Dans son institution (Stanford Medical School), les étudiant(e)s en médecine, c’est 53% d’hommes, 47% de femmes. A la tête des chaires de médecine, 88% d’hommes, 12% de femmes. Moins de 50% des femmes assistant professor deviennent full professor. Souvent, on entend que ce sont des choix personnels, et que les femmes préfèrent se retirer de la course. Mais tous les choix personnels sont le résultat de nos expériences personnelles au sein d’une société qui baigne dans les stéréotypes de genre et crée des biais, inconscients la plupart du temps, chez tous ses acteurs.
Quelques exemples :
– Si l’on demande a des enfants de dessiner un(e) scientifique, 58 à 75% du temps, ils dessinent un homme (il existe un test standardisé dessine-un(e)-scientifique : c’est rigolo, j’en reparlerai).
– Les femmes effacées sont jugées plus positivement que celles qui s’affirment. C’est l’inverse pour les hommes.
– L’évaluation de CV identiques (nom masculin vs. féminin) favorise toujours la version masculine.
– Le vocabulaire utilisé dans les lettres de recommandation est différent selon le sexe de la personne ‘recommandée’, et valorise mieux les hommes (elle est gentille, il est compétent).
– Pour les auditions musicales, le taux de femmes selectionnées augmente significativement si celles-ci sont faites à l’aveugle.
 Alors, comment lutter contre ces biais? A Stanford, Hannah Valantine et ses collègues ont crée le programme REDE : Recruitment to Expand Diversity and Excellence, a destination des universitaires impliqués dans les recrutements. Et en collaboration avec Project Implicit, ils essaient aussi d’évaluer l’effet de leurs actions REDE. Par exemple, ils ont de courtes présentation sur les biais implicites délivrés par des « REDE champions », des directeurs de département ou personnes haut placées dans la hiérarchie. Et ils ont montré qu’après avoir écouté ces talks 1) les gens sont moins persuadés de leur absence de biais et 2) améliorent leur score sur des tests de biais implicites. A la fin de l’intervention de Hannah Valantine, quelqu’un a demandé si l’effet était différent selon que le « champion REDE » était un homme ou une femme. Ironiquement, ils n’avaient pas assez de championnes pour pouvoir faire les statistiques…
Evidemment, on ne peut pas savoir si la réponse au test standardisé de biais se répercutera sur les choix lors des recrutements de candidats dans-la -vraie-vie, mais qu’un talk de 20 minutes suffise a une prise de conscience qui influence une performance mesurable, je trouve ça plutôt encourageant.
Valantine a ensuite rapidement parlé des ‘stereotype threats’ (menace du stéréotype). Il s’agit de la peur que son propre comportement confirme un stéréotype, et elle entraine une baisse de performance. L’exemple typique, c’est les femmes et les maths. Là mes notes deviennent vraiment elliptiques… Je ferai mes petites recherches et un autre post sur ce problème spécifique, par ailleurs super intéressant.
Pour terminer, un petit inventaires des bonnes pratiques de recrutement pour améliorer la diversité :
–  la formulation des annonces : ne pas hésiter par exemple à écrire que les femmes sont spécifiquement encouragées à postuler.
–  avoir un comité de sélection lui-même divers.
– décider des critères de recrutement avant, pour éviter d’adapter les critères à la personne que l’on favorise (cf futur post sur la présentation de EL Uhlman).
– se donner assez de temps, pour ne pas prendre de décisions dans l’urgence, qui augmente l’influence des biais inconscients.
Au final, même si les statistiques sont toujours déprimantes, le talk de Valantine donne un tas de pistes pour améliorer les choses et montre qu’il y a des gens qui se retroussent les manches sur ce problème. Pour moi qui part toujours un peu vaincue sur ces thématiques parce que j’ai l’impression que tout se joue dès la maternelle (que dis-je, dès l’utérus), c’est une bonne piqûre de rappel qu’on peut et qu’il faut faire des choses, maintenant, et à tous les niveaux possibles.
M.

« Et le plafond de verre dans tout ça? »

Un chercheur en sciences politiques, entendu en réunion : « les femmes ont intériorisé la fonction de pacification des conflits dans la sphère familiale,c’est pour ça qu’on en trouve peu en sciences politiques… » Grrrrr….Vous entendez le bruit des poils qui se hérissent sur mes bras ? Et le plafond de verre dans tout ça ? Ce serait pas aussi une histoire de  noblesse de la discipline ? 

Darwi-sexisme


La biologie et papa Darwin sont souvent invoqués pour justifier les différences homme-femme. Pas plus tard que la semaine dernière, des amis me soutenaient que les hommes et femmes n’avaient pas les mêmes « compétences », et que cela expliquait que l’on trouve plus de femmes profs, infirmières ou assistantes sociales (parce que elles seraient naturellement plus enclines à s’occuper d’autrui et plus douées pour écouter les autres), et plus de mecs dans la finance ou  PDGs (parce qu’ils sont plus enclins à diriger et prendre des risques) (ref ici). Mon chef de thèse me disait aussi que si tant de femmes quittaient la recherche après la thèse, c’est parce que l‘évolution nous façonne pour être plus prudentes et prendre moins de risque que les mâles. Je me suis toujours sentie révoltée par ces arguments, tout en ne sachant pas trop comment mettre des mots dessus. Aujourd’hui je retrousse mes manches, car il est grand temps de remettre ce cher Darwin (paix à son âme) et la biologie à leur place.

Tais-toi chérie, Darwin a dit, c’est moi qui gère…

Pour la force physique c’est clair il y a des différences. La biologie est formelle: messieurs vous avez bien une bite et plus de masse musculaire que nous. La majorité des boulots n’étant pas vraiment physiques maintenant, ça nous fait une belle jambe. Peut-être y a-t-il des différences de capacités cognitives ? Pendant des années il a été argumenté que les hommes avaient de meilleures capacités d’abstraction ou de vision dans l’espace que les femmes, mais ces assertions sont de plus en plus controversées (M. tu me corriges si je dis des conneries, c’est toi la spécialiste du cerveau). En effet, s’il est évident que les différences hormonales forgent nos profils cognitifs, il est aussi de plus en plus clair que les différences d’environnement et d’éducation ont un effet bien plus grand sur nos réseaux de neurones et nos capacités cognitives que des différences génétiques (ref et discussions ici et ). Les différences professionnelles entre hommes et femmes ne relèveraient donc pas tant de la biologie, que de la pure construction sociale, c’est-à-dire de la façon dont nous nous percevons, nous en tant que femmes, et de la façon dont nous sommes perçues par notre entourage. Les attentes de notre famille, de nos collègues, et de nous-même envers nous-même. Et si on y réfléchit bien, ça change tout. Parce que si les différences viennent de la biologie, alors on ne peut rien y faire. Alors que si c’est une construction sociale, on peut la déconstruire. Voilà quelques arguments biologiques couramment invoqués pour expliquer les différences homme-femme. Laissez-moi les torpiller joyeusement (en plus il paraît que je suis biologiste, ça tombe bien).
 
D’aucun prétendent que les femmes, de par leur capacité à faire des enfants, seraient plus maternelles que les hommes. Ca parait logique à première vue. La question en elle-même pourrait être débattue pendant miiiiille ans (voir le fameux bouquin de miss Badinter, dont il faudrait qu’on fasse la critique un de ces quatre), et renvoie à des débats récents de société sur l’homoparentalité, la théorie du genre, et j’en passe, sur lesquels je ne m’étendrai pas sinon on va y passer la nuit. Premièrement, s’occuper ou pas de ses enfants, c’est plus un choix personnel que biologique (dieu merci) et on avance de plus en plus vers une répartition égale des tâches domestiques et de soins aux jeunes (même si ya encore de la marge pour progresser, c’est le moins qu’on puisse dire). Et la nature dans tout ça ? Les femelles nanimo ne sont-elles pas de merveilleux exemples d’instinct maternel que l’on devrait s’empresser d’imiter? Pas de bol l’évolution avait bu un coup de trop ce soir là. Mummy souris bouffe son petit si il ne bouge pas assez vite après la mise bas, et c’est daddy hippocampe qui incube les bébés et accouche, pendant que maman sirote des algues avec ses copines. Thanks mister hippocampe, qui en plus de tomber à pic pour illustrer mon propos, a vraiment une bonne bouille. 
Papa hippocampe, trop cute
Donc exit l’exemple de la nature pour l’instinct maternel. Qu’en est-il de la fameuse tendance des mâles à se battre pour défendre le territoire, et à prendre des risques?  On a souvent dit que cette supposée tendance à prendre des risques et leur testostérone les rendaient plus agressifs que les femmes, mais aussi productifs et efficaces dans le milieu des affaires, plus aptes à diriger et à s’imposer à des postes à responsabilité. Et la tendance supposée des femmes à être prudentes et prévoyantes rendrait les entreprises plus paritaires à mieux résister à la crise, car elles auraient favorisé des investissements financiers plus avisés et moins risqués (ref ici et ). Outre le fait que ces études sont purement corrélatives et que mes poils scientifiques se sont hérissés plus d’une fois, ces idées, sous couvert de glorifier l’éternelle sagesse des femmes, véhiculent les stéréotypes habituels. Si je suis un mâle je suis sensé être viril et entreprenant, si je suis une femme je suis sensée être douce et prudente. Bonjour le cliché.

Mais je m’égare. Après tout il y a bien des différences physiques et physiologiques entre homme et femmes. Alors la biologie et la sélection naturelle favoriseraient-elles, oui ou non des différences de traits de caractère entre les deux sexes? C’est vrai que la femelle prudente qui s’occupe des petits, le mâle agressif qui se bat pour défendre le territoire et ramener le casse-dalle à la famille, ça semble pas mal logique dans le règne animal. La maman lion qui s’occupe des petits pendant que papa chasse, quoi, tout le monde sait ça, non? Ah merde, non c’est le contraire. Maman lion va chasser le gnou pendant que papa lion glandouille dans la savane.

           Si tu pouvais m’apporter une bière en rentrant de la chasse, chérie, ça serait le paradis…
Mais bon c’est peut-être que ce macho de lion qui est une exception. Après tout quand maman est enceinte et n’est pas au top de l’efficacité motrice (doux euphémisme), faut bien que quelqu’un ramène la bouffe non? Ben en fait non, c’est pas si simple. Il est vrai que généralement, le sexe qui investit le plus dans la production des gamètes et des jeunes, investira plus de ressources dans la reproduction que le sexe qui investit moins. Mais c’est parfois la femelle qui s’y colle, parfois le mâle. La femelle phallarope (non c’est un oiseau…),  plus colorée que le mâle, s’approprie le territoire, choisit un partenaire, et le laisse couver les œufs, pendant qu’elle se casse tranquillou en migration.
 
                          Bon chéri, jte laisse t’occuper des ptits, je pars en conf en Afrique du Sud…
Bref, la nature n’est pas si simple que l’on pense, et la notion de genre et d’investissement maternel sont l’objet d’intenses et passionnants débats dans nos disciplines respectives (ex ici). Le darwinisme a bon dos pour expliquer toutes les dérives sexistes de notre société, car même si les travaux de papa Darwin sont certes mâle-centrés, ils n’en restent pas moins remarquables et sont souvent cités à mauvais escient. En réalité maintenant la plupart des gens s’accordent à dire (voir quelques débats  ici et ) que la majorité des différences entre hommes et femmes dans notre société ne viennent pas de différences biologiques mais de la représentation que les deux sexes se font de leur rôle. En tant que filles, on se sent souvent obligées d’être douces et à l’écoute, même quand on n’a pas vraiment le temps, et même quand c’est optimal pour personne. Parce que, en général (mais ça change!) nous avons été éduquées pour s’adapter aux attentes des autres, ce qui fait que nous osons moins prendre la parole, ou déroger à la règle que les hommes. Et le pire, c’est que, à force, nous devenons réellement meilleures pour écouter et s’occuper des autres! Parce que ces tendances sont encouragées dès notre plus jeune âge et renforcées tout au long de notre carrière. C’est donc un cercle vicieux. Le plus souvent en plus, ce n’est pas une question de jugement négatif de la part des mecs, qui s’en tamponnent pas mal le coquillard, voire sont hyper encourageants pour nous soutenir dans nos décisions ou nos carrières. C’est plutôt qu’on se met nous-même la pression pour se conformer aux clichés ambiants (et c’est tellement plus simple parfois faut dire). 
  
Mais bon, faudrait voir à pas trop s’auto-flageller non plus. La répartition des tâches entre homme et femme est une institution qui s’instaure naturellement, insidieusement, et à tous les étages de la société. Il ya pleins d’exemples et d’analyses poussées là-dessus, mais je ne résiste pas à une petite anecdote personnelle. Dans mon labo de postdoc outre-atlantique (sensé être au top de l’égalité homme-femme), mon chef se présentait comme le « dad » de la team, à qui il fallait se référer en cas de question intellectuelle, et sa lab manager comme la « mom » du labo, à qui il fallait se référer en cas de problème d’emploi du temps, ou de souci administratif, bref, pour s’occuper du quotidien. Mon chef est pourtant un fervent défenseur de la féminisation des sciences, et je ne critique pas la répartition des tâches, indispensable à un fonctionnement optimal. Mais je m’interroge sur la sexualisation de ces tâches. Pourquoi a-t-on cette image de la famille ? Avec cette répartition-là entre la mère et le père? Parce que pour beaucoup, la « mom » gère le quotidien, le domestique, le privé. Tandis que le dad est le guide spirituel, intellectuel, et gère la sphère publique, les prises de décisions importantes. Mais merde. Pourquoi la mère ne pourrait-elle pas être un guide intellectuel? Pourquoi au mâle le prestige intellectuel, à la femelle la gestion du quotidien? Je crois que les stéréotypes de la femme maternelle et douce et du mec viril et visionnaire ont la vie dure, même parmi les bac +12. C’est pas gagné …
       Bon vous allez encore me dire, un post déprimant qui finit mal, qu’est ce qu’on peut faire concrètement, au lieu de juste se regarder le nombril et de se lamenter sur notre sort? Ben je crois que une des solutions ça serait tout simplement d’arrêter de faire les mamans au labo et à la maison. On se croit parfois obligée d’être wonderwoman, brillantes, polyvalentes et maternelles à la fois. Des fois faut juste essayer d’être efficaces et soi-même. Avec le sourire si ça aide, mais pas obligatoirement. Alors qu’on foute la paix à Darwin et qu’on laisse les mecs faire la bouffe et le ménage, sans lever les yeux au ciel et les accuser de ne pas vouloir ou savoir le faire. Et qu’on se prenne en main pour apprendre à réparer nos bagnoles nous-mêmes et faire de la muscu pour porter nos valises dans le métro. Car ça ne sert à rien de se dire que la nature est bien faite et qu’on doit suivre son exemple. L’évolution, c’est un grand n’importe quoi que l’on n’est pas prêt de comprendre, et je suis bien placée pour le savoir !
P.

Un bel article ici. Plus dinfos et ici
 

C’est intéressant ce que tu dis mais tu devrais mettre une jupe.

Je viens de decouvrir Emily Graslie via cet article. Elle fait des vidéos de vulgarisation scientifique au Musée d’Histoire Naturelle de Chicago via la chaine youtube The Brain Scoop, filme des bocaux de spécimens ou la taxidermisation (taxidermisation? taxidermage? bref l’empaillement. Paillage?) d’un loup, tout en expliquant des tas de choses. Instructif et sympathique.

Cette vidéo est un peu à part, puisqu’ici Emily ne vulgarise pas la science, mais le sexisme ordinaire dont elle est victime au travers d’une partie des commentaires et e-mails qu’elle recoit quotidiennement (extraits à l’appui). Et elle explique très simplement comment les commentaires sur son physique, ou la façon dont elle s’habille, ou sur l’envie que quelques-uns ont de la sauter entre un fossile et une tortue, sapent sa confiance en elle et en sa capacité à transmettre du contenu scientifique indépendamment de ce à quoi elle ressemble.
M.